Rencontre avec Cécile Metzger @coucou_illustrations

Comme promis, je suis ravie de vous proposer du nouveau contenu lié à mon 2ème livre, « J’ose créer ». Ce livre explore le processus créatif, comment se lancer, trouver son style, resté motivé et progresser dans son art.

Pendant l’écriture et la sortie du livre j’ai eu l’occasion d’interviewer de nombreux créatifs car je trouve cela très enrichissant d’apprendre de l’expérience des autres. Voici ici l’interview de Cécile de @coucou_illustration.

Cécile Metzger est l’illustratrice freelance derrière @coucou_illustration. Originaire de Franche-Comté, elle dessine depuis très longtemps « comme tous les enfants, en fait, sauf que moi, j’ai continué à le faire ». Autodidacte, elle travaille à la gouache et à l’aquarelle principalement mais fait aussi des merveilles avec la broderie, la linogravure ou encore la pâte polymère peinte. Ses créations sont fines, poétiques, remplies de détails et de douceur.

Suivre le travail de Cécile:

Son Instagram: @coucou_illustration
Sa chaine Youtube
Son blog

Merci Cécile d’avoir pris le temps de répondre à mes questions !

Q: Cécile, Quel est ton déclic ou ton conseil pour oser créer? 

Je pense que le plus difficile dans la créativité, c’est de trouver du temps à lui accorder, et de faire le premier pas. Un nouveau projet ou une idée sont dix fois moins intimidants une fois que l’on a tracé le premier trait sur une feuille. Lorsque j’ai peur de me lancer, c’est souvent parce que j’ai trop pensé à mon idée, trop réfléchi, et alors il faut simplement que je me lance. Dès que j’ai gribouillé quelque chose, la pression retombe, comme si j’avais percé la petite bulle de peur qui me flottait au-dessus de la tête.

Je commence souvent sur un papier de brouillon, celui qui a été mal imprimé et qu’on garde juste pour ça, comme ça je n’ai pas peur de « gâcher » du beau papier ou un joli carnet. En ce qui me concerne, je crois que plus je réfléchis, plus j’ai peur de ne pas parvenir à ce que j’ai en tête – alors au bout d’un moment, la seule solution, c’est de sauter à pieds joints dans la flaque et de se laisser aller.

Q: As-tu un rituel créatif?

Pas vraiment, mais lorsque j’ai une période où l’inspiration retombe et que j’ai besoin de reprendre un peu d’élan, j’aime m’accorder une heure ou deux avec juste un carnet, un crayon de papier, une grande tasse de thé et de la musique qui m’inspire et me fait rêver.

En fait, j’ai réalisé petit à petit que moins je pense aux réseaux sociaux et à ce que j’imagine que les gens veulent voir, plus j’ai d’idées et plus je crée. Ce n’est pas toujours facile de se détacher de tout ça, mais j’apprends petit à petit que c’est très important si je veux être satisfaite de mon travail et renouveler mes idées !

Crédits photos de l’article: Cécile Metzger (Instagram @coucou_illustration)

Q: As-tu une astuce pour surpasser un blocage ou un raté?

Pour moi, ce qui marche (presque) à tous les coups, c’est un petit tour dehors, le nez au vent, à respirer l’air frais et écouter chanter les oiseaux. Cela me permet souvent de prendre un peu de recul sur ce qui me bloque ou me dérange, et me permet de revenir à ma table de travail avec un esprit frais et (un peu) reposé ! Et puis si j’ajoute une tasse de thé en plus en rentrant de promenade, c’est encore mieux.

Q: Un créatif qui t’inspire?

C’est très difficile d’en choisir un seul bien sûr, mais je dirais que c’est le travail d’Isabelle Arsenault (@isabelle_arsenault) qui m’a vraiment fait rêver et donné envie d’illustrer des livres à mon tour.

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Les pinceaux

J'utilise des pinceaux un peu différents pour les paysages que pour les fleurs. Avant de vous donner plus de précisions, je vous fait un petit rappel sur la structure d'un pinceau.

Un pinceau se compose de:

  • la touffe (poils): fleur (pointe) + ventre
  • la virole: métallique pour les pinceaux ronds, plume d'oie ou plastique pour les pinceaux à lavis
  • le manche

Les caractéristiques d'un pinceau (entre autres):

  • nervosité: capacité à retrouver facilement sa forme initiale
  • précision: finesse et souplesse de la pointe
  • capillarité: capacité à absorber l'eau, dépend de la fibre

Comme le maniement des pinceaux évolue avec l’expérience, je préfère vous faire des recommandations par niveau. 

Pour débuter l'aquarelle, je conseille: 

le pinceau à lavis Raphaël 805 3/0 - 10,55€

Le pinceau à lavis retient beaucoup d'eau et sa pointe est ronde, idéale pour le sujet des fleurs ou pour commencer les paysages. Pour le stage Paysages Booster, nous utiliserons ce pinceau classique et vous verrez qu'on peut déjà faire beaucoup avec. Si vous avez un gros pinceau à lavis, n'hésitez pas à explorer avec, certains sont plus précis et nerveux que d'autres. 

Avec un peu d’expérience, je recommande : 

Un pinceau rond (virole métallique), qui est souvent plus gros, nerveux et précis qu'un pinceau à lavis. Je préfère les références suivantes:

Léonard AquaStyl 1037 14  - 21,36€

Autre préféré mais plus fin

la série 8504 de Raphaël, n°10 - 8,77€ ou n°8 - 7,64€

Je vous propose également d'autres références:

Pinceau Léonard AquaStyl 1037 n°14. 21,36€

Autre préféré mais plus fin: la série 8504 de Raphaël, n°10 (8,77€) ou n°8 (7,64€)

Autres pinceaux ronds très proches du Léonard AquaStyl:

Pinceaux plus fins pour les détails :

  • Léonard AquaStyl 1037 n°3 (6,38€)
  • Tintoretto Bronzo série 452 n°3 (2,66€)

Pinceaux plus "spéciaux", utilisés plus rarement :

  • Pour les effets de textures, de reflets : le Vario-Tip série 1381 de DaVinci n°12 (11,06€)
  • Pour humidifier sa feuille rapidement (on peut aussi le faire avec un des gros pinceaux à gauche) : les pinceaux-brosses Raphaël SoftAqua série 296, en version 40mm (12,11€) ou 20mm (8,77€)
  • Eponges naturelles pour des textures (arbres, buissons) : 10,30€

Les papiers

Pour les paysages de nombreux formats sont disponibles: carnets, blocs, feuilles.

Comme d'habitude, deux qualités: cellulose (plus abordable) et coton (meilleur rendu).

J'ai une préférence pour le coton pour les paysages. Si vous ne voulez pas un carnet, je vous conseille d'acheter de grandes feuilles format Jésus (56x76cm) que vous découpez à votre guise. En terme de grain, j'utilise toujours le grain fin mais j'ai aussi utilisé le torchon qui donne des effets de texture intéressants.

Pour le stage Paysages Booster, le format du papier va varier, je vais utiliser différents carnets et feuilles (références ci-dessous) pour vous montrer différents rendus, principalement sur papier 100% coton. Faites avec le format que vous avez!

Les carnets en coton

Les carnets en coton sont ceux de meilleure qualité papier (par rapport au cellulose), ce qui est utile pour des paysages où l'on utilise beaucoup de mouillé

Voici le carnet 100% coton que j'ai utilisé pour le tuto du lac de montagne. Il est de la marque SM-LT, carré (9,5 x 19,5 cm) et comprend 32 feuilles 100% coton grain fin 300g/m². 39,54€

J'ai utilisé ce Perfect Sketchbook de la marque Etchr pour le tutoriel Falaise. Au format A5 (21x15 cm), il comprend 44 pages 100% coton grain fin à 300g/m². 31,75€

Toujours chez Etchr, ce carnet plus grand au format A4 m'a servi pour le tuto Cascade. Il comprend 52 pages 100% coton grain fin à 230g/m². 32,30€

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1 Commentaire

  1. Merci beaucoup pour cet article ^^ Très intéressant et motivant! On se reconnaît vraiment dans les paroles de Cécile « […]je crois que plus je réfléchis, plus j’ai peur de ne pas parvenir à ce que j’ai en tête […] ».
    Une citation qui va me motiver à dépasser cette peur : « au bout d’un moment, la seule solution, c’est de sauter à pieds joints dans la flaque et de se laisser aller. »

    Réponse

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